Historique

Le DDM, c'est une belle histoire de femmes inscrite au cœur de la collectivité montréalaise. Depuis sa fondation en 1879, cinq femmes ont marqué l'évolution de notre organisme, chacune à sa façon.

En 1879, Emily F. De Witt, à la tête d'un groupe de bénévoles, inaugure un nouveau service : la préparation et la distribution de mets nutritifs (bouillon, gelée de viande, gelée au vin et pouding au pain) au domicile des Montréalais démunis, sur la recommandation d'un médecin. La première année, elle aide 300 personnes. Une cuisinière est embauchée en 1885, année où les visites à domicile atteignent le nombre de 5 783. Consciente qu'au-delà du don de nourriture une orientation préventive s'impose, Mme De Witt s'assure qu'une diététiste lui succède en 1922. Jean Crawford, diététiste, instaure l'éducation à la nutrition sous forme de counseling. La distribution d'aliments de haute valeur nutritive augmente alors de façon spectaculaire : en 1923, 21 670 litres de lait sont distribués!


La cuisine du DDM en 1896 (Archives The Gazette) Visite à domicile d'un membre du comité (Archives The Gazette)

 

 

(Archives
The Gazette)

Embauchée en 1924, la diététiste Ann (Nan) O. Garvock prend la relève. Tout au long de ses 34 ans de carrière au DDM, elle travaille à persuader les personnes pauvres de suivre les principes d'une bonne nutrition et, plus important, les aide à le faire à bon compte. Sous sa gouverne, le DDM engage plus de diététistes, ajoute des cours de cuisine à ses services, publie un livre de recettes, utilise les ondes radiophoniques pour diffuser l'information sur les bonnes habitudes alimentaires, instaure une semaine de la nutrition, diffuse les données du premier Panier à provisions nutritif au Canada et collabore avec les cliniques prénatales publiques.


Une nutritionniste échange avec des mamans sur la nutrition et la santé des enfants, 1941   La diététiste Agnes C. Higgins fait le relevé des prix des aliments, 1952 (Archives The Gazette)

 

 

Agnes C. Higgins, diététiste, commence à travailler au Dispensaire en 1948 et le dirige de 1959 à 1981. Ayant oeuvré dans des cliniques prénatales, elle avait constaté que, très souvent, les femmes enceintes sous-alimentées donnaient naissance à des bébés très petits et chétifs. Sous son impulsion, et bien que totalement à contre-courant des pratiques de l'époque, la lutte au « faible poids à la naissance » prend alors place au centre des préoccupations du DDM. Agnes C. Higgins développe la « méthode Higgins »© qui allie correctifs nutritionnels, stratégies de motivation et soutien global en misant sur la relation privilégiée entre la future mère et sa diététiste. Elle procède également à l'évaluation de l'efficacité de son approche au moyen d'une étude réalisée en collaboration avec l'Hôpital Royal Victoria.


Agnes C. Higgins privilégie le
lait, les oeufs et les oranges
comme supplément intégré au
counseling nutritionnel du DDM,
1959. (Archives The Gazette)
Ici avec en main les kilomètres
de données qui aboutiront à la
« méthode Higgins » ©.

 

 

Marie-Paule Duquette, diététiste, embauchée au DDM en 1969, en assume la direction à compter de 1981. En complément au service de counseling selon la « méthode Higgins »©, elle instaure des activités de groupe afin de soutenir les mamans qui allaitent et de favoriser l'attachement mère-enfant de même que l'acquisition de compétences parentales. Sous son leadership, les volets recherche et formation des activités du DDM ont pris de l'essor. Elle dirige aujourd'hui une équipe de 16 personnes dont neuf diététistes, une technicienne en travail social, une éducatrice en périnatalité et une informaticienne.

 

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